Le murmure cruel
Les vêtements usés du couple se démarquaient du luxe. Le jean du père était délavé, et les chaussures de sa petite fille avaient les orteils éraflés et de minuscules trous près des semelles.
« Monsieur », a appelé une vendeuse, la voix teintée de dédain, « peut-être êtes-vous perdu ? »
Quelques rires légers résonnèrent dans la pièce. Le visage du père rougit, mais il ne dit rien. Il serra simplement un peu plus fort la main de sa fille, comme si cette seule prise pouvait la protéger de la méchanceté qui les entourait.
Des murmures flottaient dans l'air – des mots laids et discrets, qu'on ne voulait pas entendre, mais qu'on ne pouvait pas manquer.
« Il ne devrait pas être là. »
« Fais attention à lui. Il pourrait toucher quelque chose. »
La petite fille tira sur la manche de son père, les yeux perplexes. « Papa », murmura-t-elle, « pourquoi se moquent-ils de nous ? »
Il s'agenouilla et écarta les cheveux de son front. « Ne t'inquiète pas, ma chérie », dit-il doucement. « Parfois, les gens rient de ce qu'ils ne comprennent pas. Mais nous avons notre place là où la gentillesse est présente. »
Avant qu'il puisse se lever, une autre voix rauque résonna dans la salle.
« Monsieur, si vous n'avez pas les moyens d'acheter quoi que ce soit, veuillez partir. Vous mettez nos clients mal à l'aise. »
Son ton était froid, le genre de ton qui fait qu'on se sent petit.
Le père se redressa lentement, le visage calme mais pâle. « On fera vite », dit-il doucement.
Mais sa fille secoua la tête et murmura : « C'est bon, papa. On peut y aller. Je ne veux pas qu'ils soient fâchés contre toi. »
Son innocence était plus cruelle que n'importe quelle insulte. Il était resté uniquement pour lui offrir un petit souvenir d'anniversaire – un petit rappel qu'elle aussi méritait la beauté.
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